Sucre, capitale historique au charme envoûtant

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Après notre séjour à Potosi et la découverte de ses mines, place à une ville d’un autre genre : Sucre. Cette cité réputée pour son architecture baroque et Renaissance fut la capitale de Bolivie jusqu’en 1899. Aujourd’hui, Sucre demeure capitale constitutionnelle et juridique et son charme reste intact. Nous découvrons grâce à cette ville une autre facette du pays.

Après une rapide découverte de la place centrale pour un petit déjeuner qui nous ouvre l’appétit, nous nous aventurons dans les allées du Mercado central, véritable poumon de cette ville de Sucre (prononcé Soucré). Mangues, ananas, papayes, bananes, chirimoyas, fraises, melons… la richesse des étals met nos papilles en effervescence et nos yeux en émoi. Une charmante vendeuse nous tend un morceau de chirimoya. La chair est tendre et juteuse… quel délice ! Une telle profusion de fruits, c’est le paradis.

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Ces immenses étals de fruits nous offrent leurs couleurs incroyables et leurs saveurs délicieuses.

Sucre / salé

Les étals suivants sont moins appétissants. La viande est montrée ici pour ce qu’elle est : des morceaux d’animaux. Nos habitudes de Français nous reviennent en pleine figure. Ici la « barbaque » n’est pas soigneusement mise en barquette de manière chirurgicale de façon à vous faire oublier que vous consommez un animal. Ici, les étals de viande nous rappellent ce qu’on mange et fait quelque peu réfléchir.

Dans les allées du marché de Sucre

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Les assiettes sont toujours bien garnies au Mercado central !

Nous prenons les escaliers et gagnons l’étage et son joyeux brouhaha. Dans toutes les grandes villes de Bolivie et du Pérou, il existe un marché couvert : le Mercado central. Au sein de ces immenses marchés bien souvent ouverts tous les jours se trouvent un comedor, c’est la partie restauration. On y déjeune sur le pouce, sur le bord d’un comptoir ou comme ici sur de grandes tablées. Excellent moyen de discuter avec son voisin qu’on ne connaissait pas jusqu’alors, c’est aussi l’occasion de bien manger. Le menu est peu étoffé car les plats sortent tout droit des marmites de grand-mère ! Les fins gourmets passeront leur chemin, on n’est pas non plus dans un Gault&Millau mais on y mange sacrément bien. Une délicieuse soupe curry/cacahuètes et une milanesa au bœuf pour moi. C’est authentique, fait maison et pour un prix défiant toute concurrence.

 

On ne plaisante pas avec les salades de fruits en Bolivie !

Une petite touche Sucre pour finir

Non contents de notre orgie du premier étage, nous redescendons (en roulant presque !) direction les stands de jus. Campées bien haut derrière leur comptoir, des femmes nous hèlent en nous tendant leur carte. Elles préparent des zumos, ces jus de fruits frais. Il y en a pour tous les goûts avec des jus au lait, à l’eau, avec des glaces et salades de fruits. C’est un régal et face à la diversité des fruits proposés, difficile de ne pas craquer… Et puis c’est sain, et bon marché là aussi.

 

 

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À la découverte de Sucre

Direction l’université San Francisco Xavier de Chuquisaca. Un magnifique bâtiment doté d’une belle enceinte entourée de voûtes blanches. Créée en 1624 en lieu et place de l’ancien collège Juan Bautista de la compañia de Jésus, cette université fut une des plus importantes de Bolivie. Il s’agit du premier centre éducatif créé en Bolivie, et le troisième en Amérique du Sud. On y donnait initialement des cours de théologie, de latin et d’arts. C’est ici que seraient nées les premières idées libératrices d’Amérique du Sud.

 

 

Le musée de l’artisanat

Nous nous dirigeons vers le musée de l’artisanat et sommes accueillis avec un maté de bienvenue. Le textile en Bolivie revêt une grande importance. Les textiles exposés au sein du musée sont magnifiques. Un art ancestral d’une finesse remarquable. Selon les ethnies, les motifs et les couleurs des tissus sont différents. Des Jalq’a au Tarabuco, les styles varient totalement passant de dessins très fins pour l’un à un art beaucoup plus abstrait pour l’autre. L’art Jalq’a est véritablement impressionnant avec des couleurs noire et rouge littéralement éclatantes et des motifs d’une impressionnante finesse.

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Ne cherchez pas de photos des œuvres exposées au sein du musée de l’artisanat, les photos y sont malheureusement interdites.

 

Le coucher de soleil à ne pas manquer à Sucre

Nous mettons le nez dehors vers 18h et nous dirigeons vers le mirador de la Recoleta situé à deux pas de là. L’immense place Pedro Anzurez de Campo Redondo jouxte un charmant corridor entouré d’arcades construites au XXe siècle. Cet ensemble romantique perché sur les hauteurs de Sucre offre un superbe panorama.

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Les élèves s’amusent devant le couvent de la Recoleta à la sortie de l’école.
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L’endroit est incontournable pour les amateurs de couchers de soleil.
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Le soleil se couche sur la ville de Sucre.
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Les Andes, enveloppées par les dernières lumières de cette belle journée.

 

Dans le prochain article, Travelando vous emmène dans les allées du marché de Tarabuco, une petite ville authentique située à une soixantaine de kilomètres de Sucre…

4 Comments

  1. Après le sel de Chili me voila dans le Sucre de Bolivie! Quelques architectures me font penser à Cuba, surement ce côté Colonial! merci pour ce petit voyage ( ou plutot grand ) voyage en amérique du sud

    1. Sucré / salé, j’ai adoré le jeu de mots 😀 En effet les monuments de Sucre sont inspirés de l’architecture espagnole, ce qui contribue à faire de cette ville une destination incontournable en Bolivie 😉

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