El Chalten – Bariloche : 800 km avec Mirta

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Après quelques jours passés à El Chalten, paradis du trekking, il était temps pour nous de remonter vers le Chili pour attaquer un nouveau volontariat.

 

Comment se rendre de Bariloche à El Chalten

Les tickets de bus pour rallier Bariloche depuis El Chalten étant une fois de plus très chers, nous avons envisagé l’option stop. C’était avant de voir deux malheureux auto-stoppeurs s’enraciner des heures durant sur le bord de la route. Cette route 23 est en effet très peu fréquentée et les rares voitures qui passent sont souvent pleines. Alors, casser notre PEL pour payer le bus ou risquer de finir gelés le pouce en l’air ? Nous avons coupé la poire en deux et acheté un ticket de bus au rabais direction la ville la plus proche, en l’occurrence Perito Moreno (rien à voir avec le glacier). De là, nous tenterons notre chance en stop.

 

De Bariloche à Perito Moreno

À 19h, nous embarquons dans un bus presque entièrement rempli de Français (forcément, dès qu’il y a une promo !). Nous arrivons à Perito Moreno au petit matin, il est 5h20, le soleil pointe à peine le bout de son nez. Le terminal de bus est fermé et la station service voisine n’ouvre qu’à 7h30. Il fait un froid glacial et contrairement à certains de nos compagnons de bus qui s’installent dans leurs duvets à même le sol, nous ne pouvons pas nous résigner à passer deux heures dehors. Nous partons en direction du centre-ville à la recherche d’un café ouvert aux aurores. La ville est endormie et nous ne croisons que quelques chiens errants, mais en revanche nous assistons à un beau lever de soleil.

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« On a des viennoiseries ! »

Après plus d’une heure à arpenter les rues de la petite ville, lourdement chargés avec nos gros sacs à dos, nous finissons par prendre un petit-déjeuner. Il est insipide et hors de prix, mais il a le mérite d’exister. Le gérant de l’hôtel est aimable comme une porte de prison, mais au moins il nous aura évité de geler ! Nous faisons un petit tour à la boulangerie pour acheter quelques viennoiseries de réconfort et pour offrir à un éventuel conducteur qui nous prendrait dans sa voiture. Il est déjà 8 heures et nous nous postons au bord de la route 40, en brandissant nos panneaux de stop.

 

Le début du stop

Nous portons toutes les couches de vêtements que nous possédons et faisons de grands signes à chaque voiture qui passe. Un couple de Français passe à pied, ils nous expliquent qu’ils ont voulu faire le même trajet en stop la veille mais sans succès. Nous ne nous décourageons pas et peu après, la chance nous sourit ! Nous aurons attendu moins d’une heure pour qu’une voiture s’arrête.

 

Rencontre avec Mirta

Mirta, Argentine de 63 ans, nous accueille dans sa Chevrolet flambant neuve. Elle a plus d’énergie que nous deux réunis (bon, le réveil à 5h n’a pas aidé) et nous commençons une discussion animée. Tellement animée que Mirta en oublie de regarder les panneaux. Résultat, nous faisons un « petit » détour de 300 kilomètres ! Trois heures plus tard nous sommes de retour sur la bonne route et commençons à cerner le personnage.
Mirta est un esprit libre, une rebelle, une femme forte et indépendante avec une pêche d’enfer. Elle vient de terminer un roadtrip de quinze jours en solo dans le sud du pays et rentre à présent chez elle à Bariloche. Discuter avec elle est très agréable, elle a la tchatche et nous apprenons beaucoup de vocabulaire espagnol grâce à elle. Nous lui proposons de la nourriture mais Mirta ne mange rien d’autre que des bonbons par peur de s’endormir ! Par contre, en bonne Argentine qui se respecte, elle garde un thermos d’eau chaude à proximité. Maté oblige !

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Deux auto-stoppeurs heureux

Très à l’aise et confiante, elle passe le volant à Nico sur une portion du trajet.

La fin de journée pointe son nez et nous faisons halte dans la petite ville d’Esquel. Encore une fois, nous bénéficions du « pack complet » de l’auto-stoppeur. Mirta ne se contente pas seulement de nous mener à bon port, mais elle nous trouve aussi un logement. Nous faisons connaissance avec sa belle-soeur qui va nous loger pour la nuit. Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Notre super conductrice nous propose de continuer la route avec elle le lendemain jusqu’à Bariloche. C’est parfait. La chance est décidément de notre côté !

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Sur les routes de Patagonie…

Fin du voyage avec Mirta

Le lendemain, une fois le petit-déjeuner avalé, nous remontons en voiture pour les 300 derniers kilomètres. Une distance dérisoire à l’échelle de l’Argentine. Quatre heures plus tard et quelques sublimes paysages en prime, nous sommes de nouveau sur les berges du lac Nahuel Huapi. Après avoir passé deux semaines en volontariat à Bariloche quelques semaines plus tôt, cette superbe ville nous est pour le moins familière. Quel drôle de sentiment. C’est la première fois que nous revenons à un même endroit pendant ce voyage. Mirta s’arrête chez elle et c’est le moment de se dire adieu. Quelle aventure extraordinaire une fois de plus ! Merci Mirta !

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Nous serons au Chili pour notre prochain article, direction Frutillar et un nouveau volontariat… explosif !

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